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Un prophète (César 2010 du Meilleur Film) | 
| Directeur: Jacques Audiard Acteurs: Tahar Rahim, Niels Arestup, Adel Bencherif Studio: Gie Sphe-Tf1
Prix de liste: EUR 12,99 Acheter Neuf: EUR 9,99 le 7/9/2010 01:05 CEST détails Vous épargnez: EUR 3,00 (23%)
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Vendeur: Amazon.fr Évaluation moyenne des clients: 27 commentaires Classement parmi les ventes: 206
Dimension: Couleur, Cinémascope, PAL Langue: Français (Original Language) Classement: Tous publics Région: 2 Quantité de disques: 1 Temps restant: 149 Minutes Poids (kg): 0.2 Dimension (cm): 7.1 x 5.4 x 0.6
EAN: 3384442241472 ASIN: B002TOKAB4
Date de parution: Février 17, 2010 Disponibilité: Habituellement expédié sous 24 h
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Product Description Un prophète [César 2010 du Meilleur Film]
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Bonus :
- "â¯Derrière les barreauxâ¯" : making of d’Antonin Peretjatko - "Un Prophète à Chatenayâ¯"de Jean-Michel Correia - Scènes coupées commentées par Jacques Audiard - Essais de Tahar Rahim et répétitions - Bande-annonce - Galerie photos
Images du film Un prophète
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taule story Novembre 30, 2009 Gwen 42 sur 50 ont trouvé ce commentaire utile
Le talent de Jacques Audiard n'est plus à démontrer. En l'espace de quelques films, celui-ci s'est imposé comme l'un des réalisateurs les plus intéressants du cinéma français actuel. Peut-être même le plus intéressant. Il ne se contente pas de raconter des histoires. Peu à peu, l'air de rien, il tisse un univers cohérent et original qui flirte avec le polar tout en se jouant habilement de ses codes et de ses clichés. Jusqu'à ces derniers jours, je tenais Sur mes lèvres pour sa plus belle réussite, mais je crois qu'avec "Un prophète" il a franchi une nouvelle étape et accouché d'une oeuvre qui le met carrément au niveau d'un Scorsese ou d'un Coppola. Avant de voir le film, pour être honnête, je nourrissais un brin d'inquiétude, eu égard à l'absence de Benacquista au scénario. Eh bien, j'avais tort, car non seulement ledit scénario est formidable, mais de surcroît il nous évite la plupart des lieux communs inhérents aux films de prison. L'histoire est simple. C'est celle d'un jeune délinquant condamné à six ans de Centrale qui va tenter, à force de ruse et d'intelligence, de faire son chemin dans ce monde glauque qui broie sans pitié les plus faibles. Le récit opère donc essentiellement sur deux niveaux. D'une part, il porte un regard incisif sur la réalité pénitentiaire d'aujourd'hui, laquelle est passablement édifiante. D'autre part, il suit pas à pas la mue psychologique d'un individu qui se découvre lui-même au fur et à mesure de ses actes. Le tout est filmé avec finesse, dialogué avec brio et interprété par des acteurs stupéfiants de vérité, en particulier Niels Arestrup et Tahar Rahim. J'ai adoré!
Nous voilà prévenus Décembre 9, 2009 Ennis 28 sur 35 ont trouvé ce commentaire utile
Un film sombre, dans ses images et dans son discours, pessimiste jusqu'à l'os. Un jeune délinquant incarcéré est contraint de se lier à l'une des bandes de la prison et, broyé et jouant du système, devient aussi abject que son maître.
Le spectateur est étourdi. Il lui est difficile d'aimer le film mais il l'aime, comme s'il disait « merci » après avoir reçu un coup de poing dans le ventre. Il a aussi un sentiment de « à quoi bon ? ». A quoi sert l'emprisonnement de cet homme dont on nourrit les noirceurs ? Le film démontre que, si l'incarcération est parfois une nécessité, elle est dangereuse si elle ne s'accompagne pas des moyens, pour les détenus et les prisons, d'anticiper la fin de ce passage.
Niels Arestrup plante un caïd effrayant, comme un traître paternel. Tahar Rahim ressemble à un ange déchu. Longtemps encore, le spectateur pense à son regard de prophète de mauvais augure qui se durcit au fil du temps, ainsi qu'il le revoit apprendre sous la contrainte à cacher une lame de rasoir dans sa bouche.
Le brio de la réalisation et du scénario, la force et l'intelligence du message... Audiard fait du grand cinéma.
Remuant Février 27, 2010 Alatriste (Ici avec vous) 11 sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
Le cinéma français ne s'est que rarement intéressé à l'univers carcéral et Jacques Audiard réalise avec "Un prophète" un film noir, tendu, désespéré et âpre : Malik, jeune délinquant de 19 ans analphabète et fragile, est incarcéré pour une durée de 6 ans. Il tombe sous la coupe de détenus corses et du caïd local César Luciani, qui l'emploient pour accomplir leurs basses besognes dans et en dehors de la prison, et lui accordent protection, tout en le méprisant. Malik va donc encaisser les coups, apprendre et dépasser le maître. L'oie blanche frêle et naïve va rapidement céder la place au loup sanguinaire et impitoyable
La réussite de ce film, remuant et qui étourdit comme un coup de poing reçu en plein visage, tient au jeu de ses interprètes d'abord : épatant est Tahar Rahim qui perce l'écran et porte à lui tout seul le film pendant plus de 2 h 30 ; parfaite est l'interprétation de Niels Arestrup bluffante de sincérité et de réalisme (dont le talent perçait déjà dans "De battre mon coeur s'est arrêté", du même Jacques Audiard), sans oublier les seconds couteaux, épatants dans leurs rôles de truands actifs ou plus ou moins repentis.
La représentation de l'univers carcéral avec ses codes, sa corruption, sa sauvagerie est d'un réalisme désespérant et accroche le spectateur dès le début et pendant plus de 2 heures 30, même si les coups encaissés le laissent parfois sans voix.
Une grande réussite qui redonne foi en l'avenir du cinéma français.
Le retour du film noir... Enfin ! Août 23, 2010 Tomate (ML, France) C'est un polar noir comme on savait en faire en France jusque dans les années 70. Avec ce film, J. Audiard et les scénaristes signent avec un immense talent le retour du genre. Les comparaisons avec Scorcese, Coppola, Lumet et d'autres sont légitimes, mais c'est encore du côté de "The Wire" (Sur Ecoute) qu'il faudrait regarder. La sobriété, la concision, le réalisme, la justesse des situations appellent à voir dans "Un Prophète" le même souci de véracité et d'anti-complaisance que dans la série américaine. Déjà le "36" d'Olivier Marchal donnait un aperçu d'une volonté de renouer avec ces films poisseux, sombres, cyniques, aux éclairages clair-obscurs, dans lesquels ressortaient des dialogues tranchants.
Seul bémol, une fin un peu trop "happy end" et, pour ce monde de malfrats, un peu trop "morale".
A voir absolument ! Mars 28, 2010 Pascal Tessé Ce film dépeint avec beaucoup de réalisme le milieu carcéral vu de l'intérieur, le mécanisme des luttes d'influence entre groupes et, évidemment, le parcours de ce jeune prisionnier, un peu paumé au départ mais qui va vite apprendre les règles de subsistence au sein d'une prison... Un film complètement immersif, fort, intense. Le coté documentaire est renforcé par l'usage quasi permanent de la caméra à l'épaule et la présence de comédiens pour la plupart inconnus hormis Niels Arestup qui campe un chef mafieu corse des plus inquiétant. Le jeu des comédiens est sobre et juste.
Un film que je recommande chaudement !
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